
Les bananiers des plantations où la
Chémita n'est pas observée, frappés par le gel.
Pendant près d'une semaine, Israël a subi une vague de froid particulièrement aiguë qui a durement affecté les récoltes en tous genres. Selon le ministère israélien de l'Agriculture, les pertes enregistrées se chiffrent par plusieurs dizaines de millions de shekels et les agriculteurs ont demandé aux autorités de classer cette vague de froid sous le qualificatif de « catastrophe naturelle » afin de permettre aux agriculteurs d'être dédommagés par l'État. Mais dans le désarroi provoqué par le gel de leurs récoltes, une lueur d'optimisme a jailli.
La Commission de la Chémita, présidée par le Rav Moché Yéhouda Leib Landau, rav de Bné-Brak, a constaté un phénomène surprenant : il s'avère que sur la rive orientale du lac de Tibériade, deux plantations de bananes mitoyennes ont connu un sort totalement différent : alors que la plantation qui était entretenue en violation des règles de la Chemita a été totalement dévastée par le gel et brûlée par le froid, celle qui appartenait à des agriculteurs respectueux de ces règles de Chemita est restée intacte, et les bananiers ont pu continuer à porter leurs fruits comme si de rien n'était.
Tous les sept ans, la commission de la Chemita de Bné-Brak sous la direction du rav Landau se voit confier la responsabilité des plantations de bananes sur la rive orientale du lac de Tibériade, par des agriculteurs observant la Chémita. Conformément à la Hala'ha, le Bet-Din (tribunal rabbinique), devient, de facto, propriétaire de ces terres. Les récoltes produites durant l'année de la Chémita sont alors qualifiées de Otsar Bet-Din (littéralement : réserves du Bet Dine).

Les bananiers des plantations confiées
au Bet-Din, épargnés et d'excellente qualité.
La rude vague de froid qui s'est abattue sur l'ensemble du pays ces dernières semaines a causé de lourdes pertes aux agriculteurs ayant planté des légumes. Ceux qui ont abandonné leurs terres, comme l'exige la Tora, n'ont pas été touchés.
Ce n'est pas la première fois que de tels miracles se produisent. Les rabbanim qui ont été chargés de veiller au respect de la Chémita ont de tout temps constaté des phénomènes aussi inexplicables que celui qui s'est produit à Ashdot Ya’akov. Dans le cas précis, la nouvelle s'est rapidement propagée et cette plantation « miraculée » a fait l'objet de visites de la plupart des écoles religieuses de la région. Les enseignants ont profité de l'occasion pour expliquer à leurs élèves l'importance du respect de la Chémita !
Source : Hamodia janvier 2008