Questions pratiques
Lois des tefiline de Rabbénou Tam
Réponse
Bien que Maran dans le Choulhan Aroukh ait écrit que seuls ceux qui sont reconnus et réputés pour leur piété devraient mettre les tefiline de Rabbénou Tam, et que beaucoup de personnes pieuses n'ont l'habitude de mettre que les tefiline de Rachi, de nos jours, où la pose des tefiline de Rabbénou Tam est répandue même chez les jeunes érudits et les laïcs pieux, il n'y a plus lieu de craindre un comportement orgueilleux. C'est donc une mitsva que chacun tienne compte des paroles des grands décisionnaires qui suivent l'avis de Rabbénou Tam, d'autant plus que cela est également mentionné dans le Talmud Yerouchalmi, et afin qu'il ne rentre pas, à D.ieu ne plaise, dans le doute de « celui qui n'a pas mis les tefiline ». Toutefois, pour les jeunes hommes célibataires, il est correct qu'ils ne mettent pas les tefiline de Rabbénou Tam, à moins qu'ils sachent d'eux-mêmes que leur pensée est pure tout le temps où ils portent les tefiline.
Précision dans l’écriture et les couronnes des lettres
Réponse
Il est permis d'effacer la lettre "hé" lorsqu'elle a été écrite pour faire allusion au Nom de Hachem.
Lois des bénédictions du matin
Réponse
Dans la berakha "Elohai neshama", il faut marquer une légère pause entre "Elohai" et "neshama", afin qu'il ne semble pas que l'âme soit considérée comme une divinité. Il ne faut pas dire "tehora hi", mais simplement "tehora, ata berata...". Tel est l'usage.
Lois de la repetition et de la reponse Amen
Réponse
Celui qui entre dans la synagogue et trouve que l’assemblée a déjà terminé la prière silencieuse de Minha, et souhaite prier la répétition immédiatement, il lui est permis de passer devant l’arche et de prier à voix haute, et il s’acquitte ainsi de son obligation, sans avoir besoin de refaire ensuite la prière silencieuse. Tout cela n’est permis que s’il agit en cas de contrainte ou pour le besoin de l’assemblée.
Bénédiction sur le vin et l'eau pendant le repas
Réponse
De même, celui qui mange un plat appelé couscous, ou d'autres plats cuits, s'il boit de l'eau pendant le repas, il doit réciter la berakha shehakol sur cette eau. La berakha sur le couscous est "bore mine mezonot", même si l'on fixe son repas sur ce plat et que l'on en mange plus de 216 grammes. Si le couscous contient un mélange de légumes ou de viande, on ne récite pas de berakha sur ce mélange, car la berakha mezonot récitée sur le couscous dispense tout ce qui est mélangé, ces éléments étant secondaires par rapport à l'essentiel.
Lois du Kiddouch sur le vin
Réponse
Il est préférable et correct que celui qui fait le kiddouch boive lui-même du vin une quantité de melo logmav. Si celui qui a fait le kiddouch n'a bu qu'une petite quantité, mais qu'un des convives a bu melo logmav, a posteriori, tous se sont acquittés de l'obligation du kiddouch. Si le mekadesh ou un des convives a bu seulement un peu de vin, même si aucun n'a bu melo logmav, ils se sont acquittés de l'obligation du kiddouch.
Statut du troisième repas de Chabbat
Réponse
Si l'on a prié Arvit au milieu de son repas, ou si l'on a fait la havdala avant le Birkat Hamazon, on ne dit pas Retse vehakhalitsenu dans le Birkat Hamazon, ni Al hanissim à la sortie de Hanouka. De même, si l'on a dit "Hamavdil ben kodesh le'hol" et répondu au téléphone, on ne mentionnera pas Retse vehakhalitsenu dans le Birkat Hamazon, car on a déjà fait passer le jour en semaine.
Achat et vente pendant Chabbat
Réponse
Certaines personnes pieuses ont l'habitude, lors des trois repas de Chabbat, de ne réciter dans la prière "Yehi ratson" que jusqu'aux mots "beréouta ve'hedva alénou ve'al kol Israël", et pas davantage, en raison de la demande de ses besoins pendant Chabbat.
Priere de Moussaf a Roch Hodech
Réponse
Si, par erreur, lors d’un Chabbat qui tombe Roch Hodech, on a prié « Tikanta Chabbat » et conclu par « mekadesh hachabbat », il est convenable de dire dans « Retse » : « vénaassé korbanot hovoténou lefanecha, temidim kesidran oumoussafim kehilkhatam, et Moussaf yom Roch Hodech hazé » etc., puis de dire « Yaalé véyavo » et « véata berahamékha harabim » etc. Si l’on se rend compte après avoir terminé la prière, et que l’on a mentionné « Yaalé véyavo » dans « Retse », il faut demander au chaliah tsibour d’avoir l’intention pour soi, et avoir soi-même l’intention de s’acquitter de l’obligation de la prière de Moussaf, puis ne répondre Amen qu’après la fin des bénédictions. Si l’on a prié seul, on ne recommence pas la prière de Moussaf, et l’on s’appuie sur ce que l’on a mentionné Roch Hodech dans « Retse ».
Lois du yom tov de la fete de Pessah
Réponse
Si le chaliah tsibour s'est trompé le premier jour de Pessah et a terminé avec le cinquième appelé à la Torah la paracha de Mashkhou au verset « Véyaassou kol bene Israël », sans finir le verset suivant qui se termine par « Hotsi Hachem et bene Israël mérets Mitsraïm al tsevaotam », on est tout de même quitte. Il n'est pas nécessaire de recommencer la lecture.
Moment de la prise du Loulav
Réponse
Certains des plus scrupuleux ont l’habitude de réciter la bénédiction du loulav dans la souka, dès leur réveil, avant la prière du matin, au lever du soleil, et de l’agiter. Ensuite, ils se rendent à la synagogue et prennent le loulav pendant le Halel sans bénédiction, en l’agitant avec l’assemblée. D’autres estiment que, puisque la lecture du Chema est une mitsva de la Torah, elle doit être accomplie en priorité, selon la règle « ce qui est fréquent passe avant ce qui l’est moins ». De plus, puisque l’essentiel de la mitsva du loulav est au moment du Halel, il convient de réciter la bénédiction sur le loulav seulement après la prière du matin, lors du Halel. Puisqu’on le prend à la synagogue avec l’assemblée, et que « la multitude du peuple fait la splendeur du roi », il est certain que le Halel récité en assemblée dans un lieu de sainteté n’est pas inférieur à la souka, mais au contraire, il a une valeur et une sainteté accrues. Il ne faut jamais se séparer de la communauté. Même si la qualité de la promptitude dans l’accomplissement des mitsvot est supérieure à celle de la multitude, il existe aussi, concernant la prière et le Chema accomplis tôt, la qualité de la promptitude, ainsi que la règle « ce qui est fréquent passe avant ce qui l’est moins ». Le livre Seder Hayom écrit qu’il ne faut jamais se séparer de la communauté, et que la coutume de la communauté est de prendre le loulav après la répétition de la Amida de Chaharit, avant le Halel. Tel est également notre usage.
Allumage de la menorah de Hanouka a la synagogue
Réponse
Certains estiment que la veille de Chabbat, lorsque le temps est limité pour l’allumage des bougies de Hanouka et que dix personnes ne sont pas encore arrivées, il est possible de réciter la berakha et d’allumer les bougies, car de toute façon, des personnes viendront ensuite et verront les bougies, ce qui est considéré comme une diffusion du miracle. D’autres ne sont pas de cet avis. Celui qui allume avec berakha a sur qui s’appuyer.
Rinçage avant la salaison
Réponse
Une eau très froide, comme en hiver ou provenant du réfrigérateur, ne convient pas pour le rinçage de la viande avant le salage, car l'eau froide durcit la viande. Or, certains estiment que le rinçage vise à l'attendrir. Il faut donc laisser l'eau quelque temps sur le feu ou y mélanger un peu d'eau chaude jusqu'à ce qu'elle perde son froid, puis rincer la viande avec cette eau.
Lois des vœux et des serments
Réponse
L'annulation d'un neder doit être réalisée par trois personnes qui sont des érudits en Torah, capables de comprendre ce qu'on étudie avec eux. Il est possible d'associer à ce groupe une personne ayant atteint l'âge de treize ans et un jour, même si l'on n'a pas vérifié s'il possède deux poils, car il est présumé que celui qui a atteint cet âge a également atteint les signes de maturité. Il est permis d'annuler un neder même pendant le Chabbat, si c'est nécessaire pour le Chabbat, par exemple si quelqu'un a fait le vœu de ne pas manger ou de se priver d'autres plaisirs du Chabbat. L'annulation peut se faire même debout, même la nuit, et même avec des proches. Il ne convient pas, a priori, d'annuler un neder, ni même de faire partie d'un groupe de trois pour cette annulation, en présence de son maître ou de quelqu'un de plus grand que soi en sagesse, sauf si l'on a reçu la permission.
Lois de l’étude de la Torah
Réponse
Israël a été couronné de trois couronnes : la couronne de la Torah, la couronne de la prêtrise et la couronne de la royauté. La couronne de la prêtrise a été acquise par Aharon et sa descendance, comme il est dit : « Ce sera pour lui et sa descendance après lui une alliance de prêtrise éternelle ». La couronne de la royauté a été acquise par David et sa descendance, comme il est dit : « Sa descendance subsistera à jamais et son trône sera établi comme le soleil devant Moi, comme la lune il sera établi à jamais ». Quant à la couronne de la Torah, elle est déposée, accessible et prête pour tout Israël, comme il est dit : « La Torah que Moïse nous a ordonnée est un héritage pour l’assemblée de Jacob », et « Il annonce Ses paroles à Jacob, Ses lois et Ses jugements à Israël ». Quiconque souhaite la prendre peut venir et la prendre. Peut-être penserait-on que les autres couronnes sont plus grandes que celle de la Torah ? Il est dit : « Par moi, les rois règnent et les princes décrètent la justice, par moi, les chefs gouvernent ». On apprend ainsi que la couronne de la Torah est supérieure à toutes. Nos Sages ont dit : même un mamzer qui est un talmid hakham passe avant un grand prêtre ignorant, comme il est dit : « Elle est plus précieuse que les perles », ce qui s’entend aussi de « plus précieuse que les prêtres », c’est-à-dire plus que le grand prêtre qui entre dans le Saint des Saints.
Lois du deuil pendant les fêtes et Hol Hamoed
Réponse
Les femmes ne pratiquent pas les lois du deuil pendant la fête, car elles sont tenues de se réjouir lors de Yom Tov.
Lois de l'héritage pour un mineur
Réponse
Lorsqu'une personne décède en laissant des héritiers mineurs, ou si sa femme est enceinte, ou s'il laisse à la fois des mineurs et des majeurs, il est nécessaire que le défunt nomme un tuteur (apotropos) pour s'occuper des intérêts des mineurs jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge adulte. Si le défunt n'a pas nommé de tuteur, le Beth Din est tenu d'en désigner un pour eux jusqu'à leur majorité, car le Beth Din est considéré comme le père des orphelins.
Remise de l'anneau à la mariée
Réponse
Lelekhat’hila, il faut que le mekadesh et la mekoudechet voient les deux edim. Bedieved, il suffit que le hatan et la kala sachent qu’il y a des edim pour le kiddoushin.
Autres lois liées aux sept jours de fête
Réponse
Lorsqu'il y a un hatan dans la synagogue, on ne récite pas "Lamnatseah yaancha Hachem beyom tsara" ni le psaume "Tefila leDavid hate Hachem oznekha aneni". Cependant, lors des jeûnes publics, on dit les selihot comme d'habitude, mais on saute le vidouy. Il est préférable que le hatan sorte au moment du vidouy, afin que la communauté puisse également le réciter.
S’éloigner des relations interdites
Réponse
Il est évident et clair qu'il est interdit d'aller au cinéma, car cela constitue une faute très grave. Cela excite le yetser hara lui-même, fait transgresser l'interdit de moshav leitsim, entraîne le bitoul Torah et cause une perte spirituelle à celui qui agit ainsi. Celui qui possède un ordinateur à la maison, pour des besoins professionnels ou d'étude, doit surveiller attentivement ses enfants afin qu'ils ne regardent pas de films, à Dieu ne plaise.

