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Thèmes Limoud Torah

Limoud Torah, étude de la Torah écrite et orale, comme mitsva centrale : obligation personnelle, enseignement aux fils et transmission aux élèves selon les.

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Limoud Torah
Limoud Torah, l'etude de la Torah

À savoir

La mitsva de Limoud Torah : une obligation centrale

Le Limoud Torah, étude de la Torah écrite et orale, constitue l'une des mitsvot positives les plus fondamentales du judaïsme. Le Talmud (massekhèt Kiddouchin) précise trois niveaux d'obligation : étudier soi-même, enseigner à ses fils, et transmettre à ses élèves. Le Tanakh formule ce devoir dès le Chéma : « Tu les enseigneras à tes fils, tu en parleras... » (Dévarim 6, 7). Les décisionnaires, dont le Rambam, comptent l'ensemble de ces obligations comme une seule et unique mitsva.

« Talmoud Torah kénèguèd koulam »

La Michna (massekhèt Péah) enseigne que l'étude de la Torah est équivalente à l'ensemble de toutes les mitsvot réunies. Le Choulhane Aroukh (Yoré Déa, simane 245-246) codifie l'obligation minimale : fixer des moments d'étude chaque jour et chaque nuit, principe connu sous le nom de kvioute itim laTorah. L'idéal halakhique va plus loin : consacrer chaque instant disponible à l'étude, sans jamais s'en détourner (bitoule Torah).

Qui est obligé ? Étendue du 'hiyouv

Tout homme juif est tenu par cette mitsva. Les femmes sont obligées d'apprendre les halakhot pratiques qui les concernent, mais ne sont pas soumises à l'ensemble du 'hiyouv. Le Maharal de Prague et d'autres A'haronim ont approfondi la dimension spirituelle de ce devoir : l'étude n'est pas seulement utilitaire, elle est une fin en soi, un lien vivant entre le peuple juif et le Créateur.

Les lieux et les cadres d'étude

L'étude peut se pratiquer seul, en 'havrouta ou dans un cadre institutionnel : le Beit Midrach ou la yéchiva. Le statut de talmid 'hakham, érudit maîtrisant les lois de la Torah, est particulièrement honoré dans la tradition juive. Certains ont proposé l'accord Yissakhar-Zévouloun comme alternative pour ceux qui ne peuvent se consacrer à l'étude à plein temps : un soutien financier en échange d'un mérite partagé.

Limoud Torah et vie quotidienne

La mitsva peut être temporairement écartée pour subvenir à ses besoins ou accomplir une autre mitsva qu'aucun autre ne peut réaliser à sa place. La question de l'articulation avec les études profanes (sciences, philosophie) fait l'objet d'un large débat entre les décisionnaires. Une célèbre baraïta (massekhèt Yoma) rappelle que l'obligation s'impose à tous, riches ou pauvres, sans exception.

Une question posée devant le Tribunal céleste

Parmi les premières questions adressées à l'âme après sa mort, le Talmud mentionne : « As-tu fixé des moments pour l'étude de la Torah ? » Cette tradition souligne combien le Limoud Torah est au cœur de la vie juive orthodoxe, de l'éducation des enfants jusqu'aux derniers jours.

Lois de Limoud Torah : questions-réponses pratiques

Lois de l’étude de la Torah

Il est interdit de quitter Erets Israël pour aller à l'étranger dans le but d'étudier la Torah, si ce départ n'est pas fait avec l'intention de revenir en Erets Israël.

(Yalkout Yossef, Lois des enseignants, Chapitre 245 - Lois de l’étude de la Torah, Halakha 61)
Lois de l’étude de la Torah

On ne doit étudier que le Mikra, la Michna, le Talmud et les poskim uniquement. Et non l'étude des autres disciplines, telles que la philosophie ou similaires. Comme il est enseigné : on profite de leurs fruits dans ce monde et le capital reste pour le monde futur, et l’étude de la Torah surpasse tout. Par cela, on mérite la vie dans ce monde et dans le monde futur. On ne trouve la crainte du Ciel, la diligence, la pureté, la sainteté et la véritable humilité que chez ceux qui se consacrent à l’étude de la Michna, du Talmud et des poskim. Ce n’est qu’occasionnellement que certains permettent de lire des livres de sciences naturelles ou d’autres disciplines, à condition qu’ils ne contiennent pas de paroles de minout. Celui qui ne croit pas en la Torah orale, c’est-à-dire la Michna et le Talmud, est considéré comme un hérétique et s’exclut du peuple d’Israël. Toutefois, ce n’est qu’occasionnellement qu’il est permis de lire des livres de sciences naturelles ou d’autres disciplines, à condition qu’ils ne contiennent aucune parole de minout ou d’hérésie.

(Yalkout Yossef, Lois des enseignants, Chapitre 245 - Lois de l’étude de la Torah, Halakha 14)
Lois de l’étude de la Torah

Les femmes sont exemptées de la mitsva de l'étude de la Torah, comme il est dit : « Vous les enseignerez à vos fils, et non à vos filles ». Cependant, elles sont tenues d'apprendre les lois qui les concernent, car si elles ne connaissent pas les halakhot de nida, de tevila, de Chabbat, des berakhot, des interdits et permissions alimentaires, de la salaison, du mélange viande-lait, et autres lois similaires, comment pourraient-elles les observer et s'en préserver ? C'est pour cette raison que les femmes récitent chaque jour les berakhot de la Torah et disent : « qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné au sujet des paroles de la Torah ». Comme cela est tranché dans le Choulhan Aroukh et le Maguen Avraham. Néanmoins, une femme qui étudie la Torah, même dans des domaines qui ne la concernent pas, reçoit une récompense, mais celle-ci n'est pas équivalente à celle d'un homme qui étudie, car « plus grande est la récompense de celui qui est commandé et accomplit que de celui qui n'est pas commandé et accomplit ». Malgré tout, les Hakhamim ont ordonné de ne pas enseigner la Torah orale à sa fille, comme l'ont écrit le Rambam, le Tour et le Choulhan Aroukh. Ils ont dit : « Quiconque enseigne la Torah à sa fille, c'est comme s'il lui enseignait la frivolité » (c'est-à-dire une chose interdite), car la majorité des femmes n'ont pas l'esprit tourné vers l'étude approfondie et risquent de transformer les paroles de Torah en paroles vaines selon leur compréhension limitée. Cela concerne la Torah orale ; mais la Torah écrite, le Tanakh, il ne faut pas lui enseigner a priori, et si on lui a enseigné, ce n'est pas comme lui avoir enseigné la frivolité. Toutefois, de nos jours, il est permis a priori d'enseigner aux filles la Torah écrite avec une explication complète, avec l'explication des Moussarim de la Torah orale et similaires. Comme on le voit dans la paracha de Hakhel, où il est écrit : « Rassemble le peuple, les hommes, les femmes et les enfants », et le roi lisait le Séfer Devarim à leur oreille. Mais il est interdit a priori d'enseigner aux filles les explications profondes et la compréhension approfondie des versets.

(Yalkout Yossef, Lois des enseignants, Chapitre 245 - Lois de l’étude de la Torah, Halakha 42)
Lois de l’étude de la Torah

Dans une classe où se trouvent à la fois des élèves juifs et non-juifs, il est permis à l'enseignant d'enseigner le Tanakh, le Talmud ou la halakha, car pour préserver la paix, il n'est pas possible de faire sortir les non-juifs de la classe pendant le cours. A plus forte raison, il est permis de diffuser des enseignements de Torah et de halakha à la radio, même s'il est possible que des non-juifs écoutent attentivement. C'est la règle principale.

(Yalkout Yossef, Lois des enseignants, Chapitre 245 - Lois de l’étude de la Torah, Halakha 56)
Lois de l’étude de la Torah

Israël a été couronné de trois couronnes : la couronne de la Torah, la couronne de la prêtrise et la couronne de la royauté. La couronne de la prêtrise a été acquise par Aharon et sa descendance, comme il est dit : « Ce sera pour lui et sa descendance après lui une alliance de prêtrise éternelle ». La couronne de la royauté a été acquise par David et sa descendance, comme il est dit : « Sa descendance subsistera à jamais et son trône sera établi comme le soleil devant Moi, comme la lune il sera établi à jamais ». Quant à la couronne de la Torah, elle est déposée, accessible et prête pour tout Israël, comme il est dit : « La Torah que Moïse nous a ordonnée est un héritage pour l’assemblée de Jacob », et « Il annonce Ses paroles à Jacob, Ses lois et Ses jugements à Israël ». Quiconque souhaite la prendre peut venir et la prendre. Peut-être penserait-on que les autres couronnes sont plus grandes que celle de la Torah ? Il est dit : « Par moi, les rois règnent et les princes décrètent la justice, par moi, les chefs gouvernent ». On apprend ainsi que la couronne de la Torah est supérieure à toutes. Nos Sages ont dit : même un mamzer qui est un talmid hakham passe avant un grand prêtre ignorant, comme il est dit : « Elle est plus précieuse que les perles », ce qui s’entend aussi de « plus précieuse que les prêtres », c’est-à-dire plus que le grand prêtre qui entre dans le Saint des Saints.

(Yalkout Yossef, Lois des enseignants, Chapitre 245 - Lois de l’étude de la Torah, Halakha 16)
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