Aller au contenu

Choisir une ville

Thèmes Halla

Traité Halla dans le Seder Zera'im, Michna consacrée aux lois de la séparation de la pâte pour les Cohanim, mitsva valable en diaspora et en Israël.

Lien copié
Halla
Halla : le prelevement de la pate.

À savoir

Le traité Halla dans le Seder Zera'im

Le traité Halla est le neuvième traité du Seder Zera'im, le premier des six ordres de la Michna. Il est entièrement consacré aux lois de la séparation de la Halla, c'est-à-dire le prélèvement d'une portion de pâte à pain destinée aux Cohanim (prêtres). Ce commandement biblique, tiré de la Torah (Bamidbar 15, 20-21), constitue l'une des vingt-quatre donations sacerdotales.

Structure et contenu des quatre chapitres

Le traité comprend trente-huit Michnayot réparties en quatre chapitres. Le premier chapitre ('Hamisha Devarim) énumère quelles pâtes sont soumises à l'obligation de séparation. Le deuxième (Peirot) précise les modalités concrètes de la séparation. Le troisième (O'khalin) traite des règles de méïla appliquées à la Halla. Le quatrième (Chtei Nachim) examine les cas de combinaison de pâtes et les règles de remise aux Cohanim.

Une Michna sans Talmud babylonien

Comme la quasi-totalité des traités du Seder Zera'im, le traité Halla ne dispose pas de Talmud Bavli (Talmud babylonien). Il est en revanche accompagné d'un Talmud Yerouchalmi (Talmud de Jérusalem) et d'une Tossefta. Cette particularité s'explique par le fait que les lois agricoles liées à la terre d'Israël étaient moins étudiées en Babylonie.

Place dans l'ordre du Seder Zera'im selon le Rambam

Dans son introduction à la Michna, le Rambam explique la position du traité Halla : après que l'on a prélevé toutes les donations sur le grain - la Terouma, le premier et le second Ma'asser - on moud la farine, on la pétrit, et c'est seulement à ce stade que naît l'obligation de la Halla. Ce positionnement reflète ainsi l'ordre naturel de la transformation du blé en pain.

Commentaires et ouvrages halakhiques

Le traité Halla a suscité une littérature rabbinique particulièrement abondante, bien au-delà des autres traités du Seder Zera'im. La raison en est simple : la mitsva de séparation de la Halla est applicable tant en terre d'Israël qu'en diaspora, et ce même en temps d'exil. Outre les commentateurs classiques de la Michna et du Talmud Yerouchalmi, le Ramban a rédigé des halakhot spécifiques sur ce traité, suivis par le Rachba et le Roch. Le Maharit Algazi a quant à lui composé un commentaire majeur sur les halakhot du Ramban. Le Choulhane Aroukh, dans la section Yoré Déa, ainsi que le Tour et leurs commentateurs traitent également de manière approfondie des lois de la Halla.

Une mitsva universelle et intemporelle

La Halla occupe une place singulière parmi les commandements liés à la terre : elle demeure obligatoire en dehors d'Israël et pendant la période de l'exil. Cette universalité explique pourquoi le traité a traversé les générations et conserve une pertinence halakhique directe pour tout foyer juif observant, où que ce soit dans le monde.

Lois de Halla : questions-réponses pratiques

Quel pain est soumis à la hala

Si une pâte épaisse a été pétrie dans l'intention d'en faire du pain au four, puis que l'on change d'avis pour finalement la frire ou la cuire à l'eau, il faut prélever la halla avec bénédiction. En effet, c'est l'intention au moment du pétrissage qui détermine l'obligation de la halla.

(Yalkout Yossef, Lois de Halla, Chapitre 329 - Quel pain est soumis à la hala, Halakha 3)
Moment où l’obligation de prélever la hala prend effet sur la pâte

A priori, il convient de prélever la halla après la fin du pétrissage et avant la cuisson. Cependant, si l'on a oublié de prélever la halla de la pâte et que le pain a déjà été cuit, on prélèvera de la halla sur le pain après la cuisson, comme il est dit : "en mangeant du pain du pays". Il faudra alors rassembler tous les pains dans un panier, ou dans un récipient dont les parois dépassent la hauteur de ce qu'on y place, ou bien les couvrir avec une nappe, puis prélever la halla avec bénédiction. Si, au moment du pétrissage, la pâte atteignait la quantité requise pour l'obligation de prélever la halla, il n'est pas nécessaire de rassembler les pains dans un panier.

(Yalkout Yossef, Lois de Halla, Chapitre 327 - Moment où l’obligation de prélever la hala prend effet sur la pâte, Halakha 3)
Lois de la hala en Erets Israël et en dehors d’Erets Israël

Même après avoir prélevé et nommé la halla, l'obligation reste d'ordre rabbinique. Dans ce cas également, en cas de doute, on applique la règle de l'indulgence propre aux obligations rabbiniques.

(Yalkout Yossef, Lois de Halla, Chapitre 322 - Lois de la hala en Erets Israël et en dehors d’Erets Israël, Halakha 4)
Quel pain est soumis à la hala

Celui qui pétrit une pâte avec du lait, sans eau, est tenu de prélever la halla avec bénédiction. Cependant, il faut faire un signe distinctif afin que l'on ne vienne pas à la consommer avec de la viande. Il fera un signe en lui donnant une forme triangulaire, afin que tout le monde sache qu'il y a du lait dans cette pâtisserie. Certains disent que tout cela concerne celui qui cuit pour lui-même, mais pour la vente, il n'est pas permis de se contenter d'un signe ou d'une distinction, à cause des invités venant d'autres endroits. Toutefois, pour des produits déjà largement répandus dans de nombreux endroits, comme les bourekas, il n'y a pas lieu d'interdire de les faire avec du fromage. De même, si l'on ajoute du sucre ou du miel à la pâte de façon que la douceur soit perceptible dans la pâtisserie, il est permis d'être indulgent et de pétrir avec du fromage, car il n'est pas d'usage de consommer un gâteau sucré avec de la viande.

(Yalkout Yossef, Lois de Halla, Chapitre 329 - Quel pain est soumis à la hala, Halakha 8)
Quantité requise pour la hala, espèces qui s’additionnent et pain exempt mélangé à du pain soumis

La Torah dit : « Lorsque vous mangerez du pain du pays », et le terme « pain » ne s’applique qu’à ce qui est fait à partir des cinq espèces de céréales, à savoir : blé, orge, kusmin (qui n’est pas le sarrasin appelé ainsi aujourd’hui), avoine (shibolet shoual) et seigle (shifon). Par conséquent, il n’y a d’obligation de prélever la halla que pour une pâte faite à partir de la farine de l’une de ces cinq espèces de céréales.

(Yalkout Yossef, Lois de Halla, Chapitre 324 - Quantité requise pour la hala, espèces qui s’additionnent et pain exempt mélangé à du pain soumis, Halakha 1)
Voir toutes les questions
Quiz Torah

Quiz sur le thème de Halla

Un mini quiz pour tester vos connaissances. Vous relevez le défi ?