Thèmes Cohen

À savoir
Le Cohen : statut et lignée
Le Cohen occupe le rang le plus élevé parmi les trois statuts du peuple juif - Cohen, Lévi (statut) et Israël (statut) - selon la Torah. Ce statut sacerdotal héréditaire remonte à Aharon, frère de Moshé et premier Grand Cohen. La Torah détaille ses fonctions dans Vayikra, Tsav et Emor.
Le service au Beth Hamikdach
La mission première du Cohen était le service au Beth Hamikdach : offrir les sacrifices, allumer la Ménorah et accomplir les rites quotidiens. La paracha Chemini relate l'inauguration de ce service sous Aharon. Pinhas, petit-fils d'Aharon, perpétua la lignée sacerdotale après avoir reçu l'alliance de paix divine.
Birkat Cohanim et Pidyon HaBen
Depuis la destruction du Beth Hamikdach, la Birkat Cohanim - bénédiction sacerdotale prononcée sur l'assemblée - demeure la prérogative la plus visible des cohanim. Le Pidyon HaBen est une autre mitsva centrale : les parents d'un garçon premier-né remettent cinq pièces d'argent à un cohen en souvenir de la sanctification des premiers-nés.
Lois et interdictions (Emor)
La paracha Emor impose aux cohanim des lois strictes : interdiction de contracter une impureté funèbre (sauf proches parents) et restrictions matrimoniales. Ces règles, qui distinguent le Cohen du Lévi (statut) ordinaire, sont codifiées dans le Choulhane Aroukh et le Rambam. En Israël et dans la diaspora orthodoxe, le cohen est toujours appelé en premier à la Torah et prononce la Birkat Cohanim lors des offices.
Lois de Cohen : questions-réponses pratiques
Il est permis à un Cohen de se rendre impur sous le même toit qu'un mort non-juif, mais il lui est interdit de toucher ou de porter un mort non-juif. Toutefois, il est préférable de faire preuve de prudence même en ce qui concerne la touma par le toit d'un mort non-juif.
Les Cohanim ne doivent se rendre impur pour leurs proches que si ceux-ci sont décédés avec l’intégrité de leur corps. Si, au moment du décès, il leur manquait un membre, par exemple une jambe amputée lors d’un accident, les Cohanim ne doivent pas se rendre impur pour eux. Cependant, si une femme a subi une ablation de l’utérus plusieurs années avant son décès, ses fils Cohanim peuvent se rendre impur pour leur mère.
Un Cohen qui travaille comme infirmier dans un hôpital et qui se rend impur au contact de morts sur ordre des médecins n'a pas le droit de faire la Nessiat Kapayim. De plus, il ne devrait pas monter à la Torah pour l'aliya de Cohen, à moins qu'il ne fasse techouva et prenne sur lui de ne plus recommencer. Toutefois, s'il monte à la Torah, il n'y a pas de crainte de berakha lévatala.
Un Cohen qui souhaite étudier dans une école de médecine, ce qui implique de se rendre impur par des dissections ou des situations similaires, n'a pas le droit d'étudier dans cette école, car il est interdit à un Cohen de se rendre impur au contact d'un mort. Il lui est également interdit d'entrer dans une pièce où se trouve un mort, et même si le mort est non-juif, il lui est interdit de le toucher.
Si des Cohanim ont été enterrés à l’intérieur d’un cimetière sans qu’on leur ait réservé des tombes séparées, il n’est pas nécessaire de les déplacer vers une tombe proche de la clôture du cimetière.
Quiz sur le thème de Cohen
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