Thèmes Houpa

À savoir
La Houpa : dais sacré du mariage juif
La Houpa est le dais nuptial sous lequel se déroule la cérémonie du mariage juif. Tendue sur quatre montants, elle symbolise le foyer que le marié prépare pour accueillir sa future épouse. Ce moment solennel, connu sous le nom de « 'Houpa vé-Kiddouchin », constitue l'acte fondateur par lequel le couple unit sa destinée selon la loi de la Torah.
Signification et sources halakhiques
Le terme « Houpa » apparaît déjà dans le Tanakh : le livre de Yoël évoque la sortie du marié de sa chambre et de la mariée de sa Houpa, image reprise dans les Psaumes. Les sources de nos Sages décrivent l'entrée de la fiancée sous la Houpa comme le second acte culminant du mariage, après les Kiddouchin. Le Choulhane Aroukh codifie précisément les lois encadrant cet acte, dont dépend la validité halakhique de l'union.
La cérémonie des Kiddouchin sous la Houpa
Sous la Houpa, le marié prononce la formule des Kiddouchin en remettant l'anneau à la mariée devant deux témoins valides. La Kétouba, document signé avant la cérémonie, est lue à voix haute : elle précise les obligations du mari envers sa femme et constitue la protection fondamentale du couple. La lecture publique de la Kétouba scelle le lien entre les deux familles.
Pratiques ashkénazes et séfarades
Les coutumes varient selon les communautés. Chez les Ashkénazes, la Houpa se tient traditionnellement à ciel ouvert, sous les étoiles, en signe que la descendance du couple sera aussi nombreuse que les étoiles du ciel. Le marié couvre la mariée du voile (hâ-hinuma) avant la cérémonie, acte qui constitue, selon certaines opinions, l'entrée elle-même sous la Houpa. Le traité talmudique Ketoubot ainsi que le traité Kidouchin détaillent les fondements juridiques de ces rites.
La Mikve et la préparation spirituelle
Avant la Houpa, la fiancée se rend au Mikve pour une immersion rituelle, étape indispensable selon la Halakha avant la vie conjugale. Cette purification spirituelle prépare le couple à fonder une famille sur des bases saintes. Le Mikve marque ainsi le passage vers une nouvelle existence.
Dissolution du mariage : le Get
Si la Houpa fonde le mariage, c'est le Get, le document de divorce, qui y met fin selon la Halakha. Le traité talmudique Guittin en détaille les lois. L'importance de la Houpa est donc double : elle instaure un lien juridique et spirituel dont seul un acte halakhique formalisé, le Get, peut dénouer les effets. La famille ainsi fondée sous la Houpa reste au cœur de la transmission de la tradition juive.
Lois de Houpa : questions-réponses pratiques
Même ceux qui ne jeûnent pas, ou lors des jours où l'on ne jeûne pas, doivent veiller à ne pas rechercher les excès dans la nourriture et la boisson. Il ne faut pas abuser de la nourriture et de la boisson ce jour-là. Toutefois, il est permis au hatan et à la kala de boire du lait le jour du mariage, et il n'est pas nécessaire d'être strict à ce sujet.
Le marié et la mariée doivent se sanctifier le jour de la houppa, faire techouva ce jour-là, examiner leurs actions depuis leur naissance jusqu'à ce jour, se confesser, demander pardon et expiation à Hachem, reconnaître leurs fautes, les abandonner, regretter sincèrement avec un cœur brisé, et prendre sur eux à partir de ce jour de servir Hachem avec vérité et intégrité, d'être saints et purs, et prier pour que la Chekhina réside entre eux.
Chez les Sefaradim et les communautés d'Orient, il n'est pas d'usage que le hatan jeûne le jour de son mariage. Ceci est d'autant plus vrai à notre époque où la faiblesse physique est plus répandue. Même ceux qui, en dehors d'Israël, avaient l'habitude de jeûner peuvent, a priori, suivre la coutume d'Israël à ce sujet. Il est conseillé aux hatanim de consacrer le jour du mariage à l'étude de la Torah en pratiquant le jeûne de la parole, ce qui est préférable à un jeûne alimentaire.
Il est approprié et juste que le marié et la mariée ne se fassent pas photographier le jour du mariage, avant la houppa, par crainte qu'ils ne se touchent, comme l'expérience l'a montré. De plus, il n'est pas souhaitable de perdre un jour aussi précieux en des choses futiles.
Il est souhaitable que le marié multiplie les actes de tsedaka le jour de la houppa. De plus, le marié doit porter des vêtements de Chabbat pendant tous les sept jours de la fête.
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