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Thèmes Sefer Torah

Sefer Torah manuscrit, rouleau des cinq livres de Moshé rédigé par un sofer sur parchemin casher, du Aron Kodech à la Bima lors de la Kriat haTorah.

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Sefer Torah
Le Sefer Torah, rouleau sacre

À savoir

Un objet sacré au coeur de la vie juive

Le Sefer Torah est le rouleau manuscrit contenant les cinq livres de Moshé, coeur vivant de la tradition juive. Rédigé à la main par un sofer (scribe qualifié) sur parchemin de peau casher, il incarne la Torah transmise au Sinaï. Chaque communauté conserve son Sefer Torah avec un soin extrême, car la moindre erreur dans les 304 805 lettres le rend impropre à l'usage rituel.

De l'Aron Kodech à la Bima

Quand il ne sert pas à la lecture, le Sefer Torah repose dans l'Aron Kodech, l'armoire sacrée placée face à Jérusalem dans chaque synagogue. Lors des offices, on le sort en procession solennelle vers la Bima, la plateforme centrale, où il est déposé pour la Kriat haTorah. Le lecteur suit le texte à l'aide du Yad, pointeur en métal ou en bois, afin de ne jamais toucher le parchemin directement.

La lecture publique : une mitsva centrale

La Kriat haTorah rythme toute la vie synagogale : chaque Chabbat, lundi, jeudi et lors des fêtes, des sections précises sont lues. Le cycle annuel s'ouvre à Sim'hat Torah avec la paracha Bereshit et s'achève sur Devarim avant de reprendre immédiatement, symbolisant que le Limoud Torah ne s'interrompt jamais. Cette continuité relie chaque fidèle à la chaîne ininterrompue de la tradition.

Rédaction et règles halakhiques

L'écriture d'un Sefer Torah est soumise à des centaines de règles précises héritées du Talmud et codifiées dans le Choulhane Aroukh. L'encre, la plume, le parchemin et même l'intention du sofer obéissent à des lois strictes. Un rouleau endommagé ou incomplet est mis en gueniza, lieu de stockage respectueux, avant d'être enterré dignement.

Origines et histoire

Selon la tradition, Moshé lui-même a rédigé treize rouleaux au terme des quarante années dans le désert. Le plus sacré était conservé dans l'Aron HaKodech au sein du Beth Hamikdach, le Premier Temple de Jérusalem. Cet héritage relie directement le Sefer Torah d'aujourd'hui à la révélation originelle, faisant de chaque rouleau bien plus qu'un livre : un témoin vivant de l'alliance.

Lois de Sefer Torah : questions-réponses pratiques

Que faire si une erreur est trouvée dans un Sefer Torah

Il convient d'écrire le cantique de Haazinu dans le Sefer Torah sur soixante-dix lignes. Si une erreur a été commise et qu'il a été écrit sur soixante-sept lignes, le Sefer Torah reste valable a posteriori. De même, pour le cantique de la mer, il faut l'écrire idéalement sur trente lignes, mais si cela a été fait sur vingt-huit lignes, le Sefer Torah est également valable.

(Yalkout Yossef, Lois de la lecture du Sefer Torah, Chapitre 143 - Que faire si une erreur est trouvée dans un Sefer Torah, Halakha 31)
Règles de l’écriture d’un Sefer Torah

La coutume selon laquelle plusieurs personnes s’associent pour acheter ensemble un Sefer Torah cachère selon les exigences les plus strictes, dans le cadre d’une mitsva, permet de s’acquitter de la mitsva d’écrire un Sefer Torah.

(Yalkout Yossef, Lois de Tefiline, Halakha 10)
Conservation du Sefer Torah et accompagnement jusqu’à l’Aron

Lorsqu'on remet le Sefer Torah dans l'arche sainte, il n'est pas nécessaire que toute l'assemblée accompagne le Sefer Torah jusqu'à l'arche, car l'assemblée reste dans la synagogue pour poursuivre la prière ou pour la prière de Mousaf. Cependant, ceux qui se tiennent près de l'arche sainte accompagneront le Sefer Torah de l'arche à la bima et de la bima à l'arche, car cela constitue un honneur pour la Torah. Certains disent que, pour cette raison, il ne faut pas placer la bima près de l'arche sainte, car on sortirait et remettrait le Sefer Torah sans aucun accompagnement ni honneur, et cela ne doit pas être fait. Mais en pratique, il n'y a pas de rigueur à ce sujet.

(Yalkout Yossef, Lois de la lecture du Sefer Torah, Chapitre 149 - Conservation du Sefer Torah et accompagnement jusqu’à l’Aron, Halakha 3)
Lois du Sefer Torah

Si, lors de la lecture dans un Sefer Torah, on découvre qu’il manque des taguim sur les lettres Shaatnez Gatz, il n’est pas nécessaire de retirer ce Sefer Torah ni d’en sortir un autre qui serait correctement muni de taguim. Les taguim ne sont qu’une mitsva et non une condition indispensable. Ainsi, le chaliah tsibour continue la lecture avec les personnes appelées à la Torah, et il est permis de réciter les bénédictions avant et après la lecture. Il n’y a pas lieu de craindre un doute concernant les bénédictions à cause de ceux qui invalident, car Maran a tranché selon ceux qui valident, et la discussion ne porte que sur la mitsva, pas sur la bénédiction. Cependant, si l’on sait avant de sortir le Sefer Torah de l’Aron Hakodesh qu’il manque des taguim, et qu’il y a un autre Sefer Torah correctement muni de taguim, il ne faut pas sortir celui qui manque de taguim, mais lire dans celui qui est conforme à toutes les opinions.

(Yalkout Yossef, Lois de Mila (circoncision), Chapitre 270 - Lois du Sefer Torah, Halakha 31)
Montée du fiancé à la Torah

Il est une obligation sacrée pour chaque hatan d’étudier, dans les jours précédant la houpa, ou le jour même de la houpa, les lois de la pureté familiale sous la direction d’un talmid hakham. [Cependant, il ne faut pas commencer à étudier immédiatement après les fiançailles, mais seulement à l’approche du mariage.] De même, chaque kala a l’obligation d’étudier les lois de la pureté familiale sous la direction d’une rabanit qualifiée.

(Yalkout Yossef, Mariage et Chiddoukhim, Halakha 5)
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