Thèmes Birkot Hatorah

À savoir
Birkot Hatorah : les bénédictions avant l'étude de la Torah
Les Birkot Hatorah sont les bénédictions récitées chaque matin avant toute étude de la Torah. Elles expriment à la fois la gratitude envers le Créateur pour le don de la Torah au peuple d'Israël, et la demande de réussir dans son étude. Selon la Halakha, il est interdit de commencer l'étude de la Torah avant d'avoir prononcé ces bénédictions.
Structure des bénédictions
Le rituel comprend trois parties enchaînées. La première est une bénédiction classique des mitsvot : « Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de nous occuper des paroles de Torah. » La deuxième est une requête : que les paroles de Torah soient douces dans nos bouches, et que nos descendants apprennent la Torah lishma. La troisième est une bénédiction de louange pour le don de la Torah à Israël : « Qui nous a choisis parmi tous les peuples et nous a donné Sa Torah. »
Sources halakhiques
Le Talmud Bavli (Berakhot 11b) constitue la source principale. Le Rambam les codifie dans la Michneh Torah (Hilkhot Tefila, chapitre 7), et le Choulhane Aroukh dans Ora'h 'Haïm, simanim 47. Le Ramban considère que l'obligation est d'origine biblique (déoraïta), tandis que d'autres Rishonim estiment qu'elle relève de l'ordonnance rabbinique (derabanan). Les A'haronim, dont le Pri 'Hadach et le Cha'agat Arié, tranchent en faveur du caractère déoraïta.
Variantes selon les traditions
La place des Birkot Hatorah dans l'ordre de la prière du matin varie selon les communautés. Dans le rite ashkénaze occidental (Minhag Reïnos), elles précèdent la paracha du Tamid. Dans les rites orientaux, elles sont récitées avant ou après la bénédiction Élokaï Nechama. Dans les siddourim séfarades, elles apparaissent après les Birkhot Hachakhar.
Lien avec la lecture de la Torah à la synagogue
La troisième bénédiction est également celle que prononce chaque olé la-Torah avant la lecture publique de la Torah à la synagogue. Après la lecture, une bénédiction similaire est récitée, évoquant la Torah de vérité et la vie éternelle plantée en nous.
Importance spirituelle
La bénédiction Ahavat Olam, récitée avant le Chema Israël, peut tenir lieu de Birkot Hatorah si l'on étudie immédiatement après. Les décisionnaires insistent néanmoins sur la nécessité de réciter les Birkot Hatorah en début de journée, afin que toute étude ultérieure soit couverte par ces bénédictions fondamentales du service divin quotidien.
Lois de Birkot Hatorah : questions-réponses pratiques
Bien qu'il soit normalement interdit d'écrire des enseignements transmis oralement, on a permis d'écrire la Torah orale et les livres de décision halakhique en raison de la nécessité. Certains disent que celui qui rédige un livre dans l'intention de s'enorgueillir ou de se faire honorer transgresse l'interdiction d'écrire des enseignements oraux, tandis que d'autres ne sont pas d'accord et estiment que, puisque cela a été permis, cela l'est dans tous les cas.
Un enfant qui atteint l'âge de treize ans révolus, lors de la première nuit de sa quatorzième année où il devient soumis à toutes les mitsvot, ne doit pas étudier sans avoir récité les berakhot de la Torah. Même s'il les a déjà récitées le matin de son treizième anniversaire, comme il le faisait chaque jour pour l'éducation, il était alors exempt des mitsvot, car l'obligation d'éducation incombe au père et non à l'enfant lui-même. Par conséquent, la berakha récitée alors qu'il était exempt ne le dispense pas de réciter les berakhot de la Torah la nuit où il devient astreint aux mitsvot. Il devra donc avoir l'intention de s'acquitter de l'obligation des berakhot de la Torah avec la berakha Ahavat Olam qui précède le Chema de Arvit, car cette berakha dispense aussi des berakhot de la Torah. Immédiatement après la prière, il étudiera un peu afin de s'acquitter de l'enseignement du Talmud Yerushalmi "et il aura étudié sur-le-champ".
Il est permis de réciter la traduction orale d'un texte, car cela n'est pas inclus dans l'interdiction de réciter des versets de Torah par cœur.
Un guer tsedek peut dire dans la berakha de la Torah la formule "acher bachar banu mikol haamim". Il n'est pas nécessaire non plus de modifier les formulations telles que "MiMitsrayim gealtanu" ou "Elohei Avraham, Elohei Yits'hak", et tout ce qui est similaire. De plus, un guer tsedek qui s'est converti à un âge avancé et qui est devenu âgé doit être honoré comme tout autre vieillard, et il faut se lever devant lui.
Le chaliah tsibour qui lit la Torah doit préparer la lecture et la réviser plusieurs fois. S'il est habitué à la lecture de la Torah, il peut se contenter de lire la paracha deux fois en hébreu et une fois avec la traduction (chenayim mikra ve-echad targoum), surtout s'il est occupé par son étude. Lorsqu'il révise la paracha, certains disent que s'il maîtrise la lecture par cœur, il lui est permis de la répéter ainsi, car il n'acquitte pas d'autres personnes. D'autres sont en désaccord. Il est préférable d'être rigoureux, mais en cas de besoin, on peut s'appuyer sur les avis permissifs pour préparer la paracha par cœur.
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