Thèmes Havdala

À savoir
Qu'est-ce que la Havdala ?
La Havdala est la cérémonie de séparation qui marque la fin du Chabbat et des jours de fête (Yom Tov). Son nom vient du verbe hébreu havdil, qui signifie « séparer » : elle distingue le sacré du profane, la lumière des ténèbres, le peuple d'Israël des autres nations, et le septième jour des six jours de travail. Cette Mitsva est accomplie sur une coupe de vin, en récitant des bénédictions spécifiques.
Fondements halakhiques
Selon le Rambam (Hilkhot Chabbat, chap. 29), la Havdala est une Mitsva de la Torah, dérivée du commandement de sanctifier le Chabbat mentionné dans le Tanakh : « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier » — ce qui implique de le marquer à son entrée par le Kidouch et à sa sortie par la Havdala. D'autres Rishonim, cités dans le Maggid Michneh, y voient une institution rabbinique. Le Choulhane Aroukh précise qu'on ne peut pas accomplir la Havdala sur du pain, mais qu'on peut la réciter sur de la bière ou toute boisson qui constitue la boisson habituelle d'un pays ('hamar medina), à l'exception de l'eau.
Les bénédictions du samedi soir
À la sortie du Chabbat, la Havdala comprend quatre bénédictions : sur le vin (ou jus de raisin), sur les aromates (besamim), sur la flamme de la bougie havdala (dont on contemple le reflet sur ses ongles), et enfin la bénédiction principale qui proclame la séparation entre le sacré et le profane. L'usage des aromates vise à consoler l'âme de la perte de la nechama yétera, l'âme supplémentaire du Chabbat.
Quand peut-on effectuer la Havdala ?
Celui qui n'a pas récité la Havdala à la sortie du Chabbat peut s'acquitter de cette obligation jusqu'au mardi soir. Cependant, tant qu'il n'a pas dit « Baroukh HaMavdil bein kodech le'hol » ou récité la Havdala dans la prière d'Arvit, il lui est interdit de manger et d'effectuer des travaux interdits.
Coutumes et piyoutim
Dans de nombreuses communautés, notamment séfarades et marocaines, il est d'usage de chanter un piyout avant la Havdala. La cérémonie marque aussi le début de la semaine et est souvent accompagnée de chants comme Eliyahou HaNavi, invoquant le prophète Élie, annonciateur de la Guéoula (délivrance). Ces traditions varient selon les communautés ashkénazes, séfarades et 'hassidiques.
Havdala sur Yom Tov
La Havdala est également récitée à la fin des fêtes de Pessa'h, Chavouot, Souccot, Roch Hachana et Yom Kippour. Lorsqu'une fête suit immédiatement le Chabbat, on récite une Havdala combinée, selon les règles du Choulhane Aroukh, sans la bénédiction sur les aromates ni sur la flamme (sauf à la sortie de Yom Kippour).
Lois de Havdala : questions-réponses pratiques
Si quelqu'un a été empêché de prier Min'ha de Chabbat, a prié Arvit deux fois, mais n'a pas fait la havdala dans aucune des deux prières et a fait une mélakha avant de faire la havdala sur une coupe, il doit encore prier une Amida supplémentaire, comme expliqué.
L'ordre de la havdala est le suivant : d'abord la bénédiction boré peri haguefen, puis boré miné besamim (ou boré atsé besamim ou boré isbé besamim selon le cas), ensuite boré meoré haech, et enfin la bénédiction de la havdala. Si l'on a inversé l'ordre en disant d'abord les bénédictions sur les besamim, le feu et la havdala, puis que l'on se souvient avant d'avoir goûté au vin, on récitera alors la bénédiction haguefen et l'on boira.
On ne récite pas la berakha sur les eaux de parfum courantes aujourd'hui, ni sur le tabac fabriqué avec du parfum et de l'eau de rose. De même, il ne faut pas réciter la berakha sur un spray. A plus forte raison, on ne fait pas la berakha sur un flacon vide qui avait une bonne odeur.
Bien que dans le livre Kaf HaHaïm il soit rapporté que si l’on a fait la berakha sur une bougie qui n’a pas cessé d’être utilisée pour une action interdite, a posteriori on est quitte et il n’est pas nécessaire de recommencer la berakha sur une autre bougie, cette opinion n’est pas retenue en halakha. L’avis principal, comme l’ont écrit le Maguen Avraham, l’Elia Rabba, le Tossefet Chabbat et le Gaon Rabbi Zalman, est que même a posteriori on n’est pas quitte. Rabbi Akiva Eiger écrit que, puisque l’on n’est pas quitte de la berakha de Boré Meoré HaEch, cela constitue une interruption entre la berakha de Boré Peri HaGuefen et la dégustation, et il faut donc recommencer également la berakha de Boré Peri HaGuefen.
On ne récite pas la berakha sur une bougie allumée en l’honneur d’un défunt, avant l’enterrement. De même, une bougie allumée pendant les sept jours dans l’endroit où la personne est décédée a le même statut qu’une bougie pour les morts, et il ne faut pas réciter la berakha de Boré Meoré HaEch dessus.
Quiz sur le thème de Havdala
Un mini quiz pour tester vos connaissances. Vous relevez le défi ?

