Thèmes Chavouot

À savoir
Chavouot : le don de la Torah
Chavouot est la deuxième des trois fêtes de pèlerinage (Chalocha Regalim), avec Pessa'h et Souccot. Célébrée le 6 Sivane (et le 7 en dehors d'Israël), elle survient à l'issue du compte de l'Omer, quarante-neuf jours après le premier jour de Pessa'h. Son nom signifie « semaines », en référence aux sept semaines qui séparent les deux fêtes.
Origines bibliques et signification
Dans la Torah, Chavouot est d'abord une fête agricole : elle marque la fin de la récolte du blé et le début de l'offrande des Bikkourim, les prémices, apportées au Temple. La paracha Emor détaille ces lois. Les Sages ont également identifié cette date comme celle du Matan Torah, le don de la Torah reçue par Moshé au mont Sinaï, événement central de la paracha Yitro. C'est pourquoi Chavouot est aussi appelée Zman Matan Toratenou, « le temps du don de notre Torah ».
Chavouot, Yom Tov : lois et pratiques
Chavouot est un Yom Tov à part entière. La halakha du Yom Tov s'y applique intégralement : interdiction de travailler, obligation de sanctifier la fête. Lorsque Chavouot tombe en milieu de semaine après Chabbat, la pratique de l'Eirouv Tavchiline est requise pour préparer les repas du Yom Tov depuis Chabbat. Les mets laitiers sont traditionnellement consommés, selon un usage ancré dans la halakha et le Choulhane Aroukh.
Méguilat Routh et étude nocturne
À la synagogue, on lit Méguilat Routh, dont le récit de fidélité et d'attachement à la Torah fait écho au don de la Loi. Une coutume répandue est le Tikoune Leil Chavouot : étude intensive de la Torah pendant toute la nuit de la fête, en souvenir de la préparation du peuple avant la révélation du Sinaï. Cette pratique est mentionnée dans les écrits des Rishonim et codifiée par les décisionnaires.
Chavouot dans la tradition orthodoxe
Chavouot occupe une place centrale dans la spiritualité orthodoxe. L'acceptation de la Torah est renouvelée chaque année : on relit les Dix Commandements et le récit du Matan Torah. Les synagogues sont ornées de verdure, rappelant le mont Sinaï recouvert de végétation. La fête invite chaque juif à renouveler son lien personnel avec la Torah, héritage transmis de génération en génération depuis Moshé.
Lois de Chavouot : questions-réponses pratiques
Il est interdit de jeûner le jour de Isrou Hag de Chavouot, et il est également interdit d’y prononcer des oraisons funèbres. Certains affirment que cela s’applique à tous les jours de Isrou Hag. Dans certains endroits, il existe la coutume de ne pas effectuer de mélakha le jour de Isrou Hag ; dans ce cas, il s’agit de pratiques permises que d’autres ont pris sur eux comme interdites, et il n’est pas permis de les autoriser devant eux. Cependant, dans nos régions, on a l’habitude d’être indulgent à ce sujet. Il est d’usage d’augmenter un peu la consommation de nourriture à Isrou Hag.
Si la personne appelée à la Torah pour la paracha des Dix Commandements est son père ou son maître, et qu'on se lève en leur honneur, il faut se lever dès qu'ils montent pour la lecture, afin qu'il soit clair que l'on se lève par respect pour son père ou son maître, et non à cause des Dix Commandements, et il n'y a alors aucun problème. De même, si l'on se trouve dans une synagogue où l'assemblée se lève lors de la lecture des Dix Commandements, et que rester assis pourrait être perçu comme un manque de respect, il convient de se lever dès le début de la lecture de l'aliya des Dix Commandements, c'est-à-dire plusieurs versets avant les Dix Commandements, de sorte qu'il n'y ait pas de confusion, car on s'est déjà levé plusieurs versets avant les Dix Commandements. Il ne faut pas que le responsable de la vente des honneurs annonce lors de la vente que "cette paracha est importante".
Il ne faut réciter les bénédictions de la Torah qu'après l'aube, qui correspond à la durée de marche de quatre milin avant le lever du soleil, soit soixante-douze minutes avant le lever, ce temps étant calculé selon les heures saisonnières.
Il est souhaitable de renouveler un enseignement de Torah en expliquant les propos des Richonim, car c’est un bon signe de commencer à innover le jour du don de la Torah pour toute l’année. Si l’on n’en est pas capable, il est recommandé d’écouter un enseignement nouveau que l’on ne connaissait pas auparavant.
C'est une mitsva de manger de la viande de bétail à Yom Tov afin d'accomplir la mitsva de la joie de la fête, car il n'y a de joie qu'avec de la viande de bétail. Même si l'essentiel de la mitsva concerne la viande de bétail, celui qui ne peut pas en manger pour des raisons de santé ou de cacherout peut accomplir la mitsva de la joie avec de la viande de volaille. Il doit aussi boire du vin pour la joie de la fête. Mais il ne faut pas s'adonner excessivement à la viande et au vin, et il faut également s'abstenir de plaisanterie et de légèreté, car la plaisanterie et la légèreté ne sont pas de la joie mais de la frivolité, et il n'a été ordonné que d'avoir une joie qui inclut le service du Créateur, béni soit-Il.
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