Thèmes Hallel

À savoir
Qu'est-ce que le Hallel ?
Le Hallel est un ensemble de psaumes tirés du Tanakh, récités lors des grandes fêtes du calendrier juif pour louer et remercier D.ieu. Son nom vient de la racine hébraïque signifiant « louer », et il constitue l'un des éléments les plus anciens et les plus solennels de la liturgie synagogale.
Composition du Hallel
Le Hallel regroupe les psaumes 113 à 118 du livre des Téhilim (Psaumes). Ces textes célèbrent la grandeur divine, la sortie d'Égypte et la délivrance du peuple d'Israël. Le Hallel dit « complet » comprend l'intégralité de ces six psaumes, tandis que le « demi-Hallel » en omet certains versets, selon les prescriptions de la Halakha.
Quand récite-t-on le Hallel ?
La récitation du Hallel est obligatoire lors des fêtes de Pessa'h, Chavouot, Soukot et 'Hanouka. Le Hallel complet est dit durant les sept premiers jours de Soukot, à Chemini Atseret, lors des deux premiers soirs de Pessa'h (en dehors d'Israël) et tout au long de 'Hanouka. À partir du 17 Nissan (Hol HaMoèd et dernier(s) jour(s) de Pessa'h), seul le demi-Hallel est récité, en souvenir des Égyptiens qui périrent dans la mer Rouge — comme l'enseigne le Talmud (Meguila 10b) : « Mes créatures se noient dans la mer et vous voudriez chanter ? »
Le Hallel du Seder de Pessa'h
Le Hallel occupe une place particulière lors du Seder de Pessa'h. Il est divisé en deux parties : les psaumes 113-114 sont récités avant le repas, et les psaumes 115-118 après le repas, au moment de la quatrième coupe. Cette structure est codifiée dans la Hagada de Pessa'h et fait partie des quinze étapes (simanim) du Seder.
Règles halakhiques
Le Choulhane Aroukh (Ora'h 'Haïm 422-423) détaille les règles du Hallel : il est récité debout, en public de préférence, avec une bénédiction préalable lors des fêtes où il est obligatoire. Le Rambam souligne l'importance de cette mitsva de louer D.ieu lors des moments de délivrance nationale. Les femmes sont, selon certains avis, exemptées de cette obligation, bien que la coutume varie selon les communautés ashkénazes et séfarades.
Hallel et identité juive
La récitation du Hallel traverse toute l'histoire du peuple juif. Récité aussi bien dans les grandes synagogues que dans les foyers lors du Seder, il exprime la gratitude collective envers D.ieu et rappelle les miracles accomplis pour Israël. Il demeure, à travers les générations, un pilier de la prière juive et du lien entre le peuple et son Créateur.
Lois de Hallel : questions-réponses pratiques
On conclut le Halel par la bénédiction "Yehalleloukha", en disant : "Baroukh Ata Hachem, Melekh Mehoullal Batishbahot". Cependant, dans la bénédiction "Yishtabah" qui précède "Yehalleloukha", on ne conclut pas par une formule de clôture, mais on s’arrête à "Ouméolam véad olam Ata El". Si l’on s’est trompé et que l’on a conclu par une formule de clôture dans "Yishtabah", il n’est pas nécessaire de conclure à nouveau dans la bénédiction "Yehalleloukha".
Celui qui s'est trompé lors de la récitation du Halel à Roch Hodech et a dit le chapitre "Lo Lanou" ou "Ahavti" n'est pas considéré comme ayant fait une interruption, car ces chapitres font partie du Halel lors des jours où l'on récite le Halel complet. Par conséquent, il n'est pas nécessaire de recommencer la récitation du Halel à Roch Hodech.
Notre coutume est de répéter les versets du Halel depuis "Odékha ki anitani" jusqu'à la fin du Halel, conformément à l'avis de l'Arizal, et non selon l'ancienne coutume d'Espagne. Si l'on a oublié de répéter ces versets, il n'est pas nécessaire de recommencer.
La coutume des Séfarades est de réciter le Halel à Roch Hodech dans la maison d'un endeuillé, seul l'endeuillé lui-même ne le récite pas. À Jérusalem, la communauté a l'habitude de sortir dans une autre pièce ou un autre appartement pour y lire le Halel, puis de revenir dans la pièce où le défunt est décédé. En cas de nécessité, s'il n'y a pas d'autre pièce suffisamment grande, l'endeuillé sortira dans une autre pièce et les autres réciteront le Halel. Tout cela s'applique lorsque le décès a eu lieu dans la maison de l'endeuillé, mais si le décès a eu lieu à l'hôpital ou ailleurs, même à Jérusalem, la communauté peut réciter le Halel dans la maison de l'endeuillé, seul l'endeuillé ne le récite pas. Si Roch Hodech tombe le septième jour de deuil, il est approprié de réciter à l'endeuillé des versets de consolation avant le Halel, "Lo yavo od chomshekh...", et alors l'endeuillé pourra également réciter le Halel. À Roch Hodech Tevet (Hanouka), même l'endeuillé récite le Halel complet.
Les femmes sont exemptées de la récitation du Halel pendant les jours de Hanouka, bien qu'elles soient tenues d'allumer la ner Hanouka, car elles ont aussi bénéficié du miracle. Cependant, pour le Halel, elles sont exemptées, tout comme elles le sont pour le Halel lors des fêtes. Si elles souhaitent achever le Halel, elles en ont le droit, mais elles ne doivent pas réciter la bénédiction, car en cas de doute sur une bénédiction, on adopte la position indulgente. Même les femmes d'origine ashkénaze, qui ont l'habitude de réciter la bénédiction sur toute mitsva positive liée au temps, ne béniront pas sur le Halel de Hanouka, car il s'agit d'une mitsva qui ne comporte pas d'action.
Quiz sur le thème de Hallel
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