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Thèmes Pourim

Pourim commémore la délivrance miraculeuse des Juifs de l’Empire perse, racontée dans la Méguilat Esther et marquée par le jeûne de Taanit Esther.

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Pourim
Pourim, la delivrance d'Esther

À savoir

Pourim : la fête de la délivrance du peuple juif

Pourim est une fête juive célébrée le 14 Adar (et le 15 Adar dans les villes entourées de murailles, comme Jérusalem, sous le nom de Choushan Pourim). Elle commémore la délivrance miraculeuse des Juifs de l'Empire perse, menacés d'extermination par Haman, ministre du roi Assuérus et descendant d'Amalek. Le récit est raconté dans la Méguilat Esther, texte sacré lu intégralement lors de la nuit et du jour de Pourim.

Le récit de la Méguila : Esther, Mordekhai et Haman

Selon la Méguilat Esther, la reine Esther, nièce de Mordekhai, accepta au péril de sa vie d'intercéder auprès du roi Assuérus pour sauver son peuple. Haman, dont la haine envers les Juifs découlait de son origine amalécite, avait tiré le sort — le « Pour » — pour fixer la date du massacre. Grâce au courage d'Esther et à la sagesse de Mordekhai, le complot fut déjoué, Haman fut pendu et les Juifs purent se défendre. Le traité Meguila du Talmud analyse en détail les lois et le sens profond de ces événements.

Taanit Esther : le jeûne qui précède Pourim

La veille de Pourim, le 13 Adar, est observé le Taanit Esther, jour de jeûne en souvenir du jeûne que proclama Esther avant de se présenter devant le roi. Ce jeûne prépare spirituellement à la joie intense de Pourim.

Les quatre mitsvot de Pourim

La Halakha codifie quatre obligations fondamentales pour Pourim : la lecture de la Méguilat Esther (le soir et le matin), le Michloah Manot (envoi de portions alimentaires à au moins une personne), les Matanot LaEvyonim (cadeaux aux pauvres, au moins deux personnes), et la Seudat Pourim (festin de fête). Le Choulhane Aroukh et le Rambam détaillent les conditions précises de chaque mitsva.

La joie, les déguisements et les traditions

Pourim se distingue par une joie exceptionnelle : port de déguisements et de masques, bruits de crécelles lors de la lecture du nom d'Haman dans la Méguila, consommation de vin. La tradition culinaire de Pourim inclut les oznei Haman (oreilles de Haman), pâtisseries emblématiques de la fête. Comparée à 'Hanouka, autre fête rabbinique, Pourim détient une autorité halakhique plus grande, étant instituée par les prophètes et mentionnée dans le Tanakh.

Pourim et son lien aux grandes thématiques juives

Les commentateurs rapprochent Pourim du thème de l'exil (Galout), évoquant aussi Tich'a BeAv comme pôle opposé de deuil national. Certains parallèles sont tracés avec la Hagada de Pessa'h : dans les deux cas, le peuple juif est sauvé d'une menace d'anéantissement et exprime sa gratitude à D.ieu. Pourim rappelle que même dans l'obscurité de l'exil, la Providence divine guide l'histoire d'Israël.

Lois de Pourim : questions-réponses pratiques

Lois de Pourim Méchoulach

Le vendredi, quatorzième Adar, il est permis aux habitants de Jérusalem d’effectuer des travaux, car l’interdiction de travailler à Pourim ne s’applique que le jour même, c’est-à-dire le quinzième Adar. Lorsque la lecture de la meguila est avancée au vendredi, il n’y a donc aucune interdiction de travailler. A fortiori, il est permis de se couper les cheveux en l’honneur du Chabbat. Bien que certains rabbins de Jérusalem aient été stricts à ce sujet, leur avis n’est pas retenu en halakha, et l’opinion principale est d’être indulgent. Celui qui veut être strict sera béni. Dans les autres villes, la coutume est de ne pas travailler la veille de Chabbat, car c’est leur Pourim à la date prévue. Se couper les cheveux en l’honneur du Chabbat reste toutefois permis.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 688 - Lois de Pourim Méchoulach, Halakha 5)
Travail permis ou interdit à Pourim

Il est permis de se couper les ongles le jour de Pourim.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 696 - Travail permis ou interdit à Pourim, Halakha 7)
Lois des bénédictions de la Meguila

Il est interdit de parler pendant la lecture de la meguila jusqu'après la dernière berakha. Si celui qui écoute a parlé d'autres choses pendant que le lecteur continuait la lecture, il n'est pas quitte de son obligation et doit reprendre la lecture à partir du verset où il a parlé et continuer jusqu'à la fin. Il peut lire plusieurs mots ou plus à partir d'un houmach s'il n'a pas de meguila cachère en main. Selon le Levouch, celui qui tient en main une meguila non cachère ne doit pas lire avec le chaliah tsibour, car il se concentre sur sa propre lecture et c'est comme s'il lisait par cœur.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 692 - Lois des bénédictions de la Meguila, Halakha 7)
Lois de la lecture de la Meguila

Il est recommandé que chaque personne tienne en main une meguila cachère, afin que si elle n’a pas entendu un mot du chaliah tsibour, elle puisse le lire elle-même dans une meguila cachère. Si cela n’est pas possible, il prendra au moins une meguila non cachère, pour pouvoir lire les mots manqués à partir du texte écrit.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 690 - Lois de la lecture de la Meguila, Halakha 16)
Lois de l'envoi de mets à Pourim

Une femme est tenue d'accomplir la mitsva de michloah manot et doit l'envoyer à une autre femme. Même une femme mariée n'est pas quitte par l'envoi de son mari seul. Il est bon qu'un homme n'envoie pas à une femme, ni une femme à un homme, afin d'éviter tout doute de kiddouchin, mais que les hommes envoient à des hommes et les femmes à des femmes.

(Yalkout Yossef, Lois de Pourim, Chapitre 695 - Lois de l'envoi de mets à Pourim, Halakha 30)
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