Thèmes 'Hanoukia

À savoir
Qu'est-ce que la 'Hanoukia ?
La 'Hanoukia est le chandelier à huit branches — plus une branche pour le chamach (servant) — allumé durant les huit nuits de 'Hanouka. Elle commémore le miracle de l'huile survenu au Beth Hamikdach lors de la victoire des Maccabées sur les Grecs au IIe siècle av. EC. Les Hasmonéens instituèrent alors cette mitsvah d'allumage pour les générations futures.
Lien avec la Menora du Temple
La 'Hanoukia s'inspire de la Menora, le chandelier à sept branches qui trônait dans le Premier Temple puis dans le Second Temple. Cependant, la halakha interdit de reproduire à l'identique la Menora du Beth Hamikdach : la 'Hanoukia possède donc huit branches, rappelant les huit jours durant lesquels l'huile consacrée brûla miraculeusement. L'Orah Hayim du Choulhane Aroukh (simanim 670-683) codifie précisément les lois de son allumage.
Les lois d'allumage
On allume la 'Hanoukia chaque soir en ajoutant une bougie supplémentaire, de gauche à droite dans le placement, de droite à gauche dans l'allumage. L'huile d'olive est préférable, en souvenir du miracle. La 'Hanoukia doit être visible depuis la rue afin de proclamer le miracle — c'est le principe de pirsouméi nissa. Quand 'Hanouka coïncide avec la veille de Chabbat, l'Eirouv Tavchiline n'est pas requis, mais l'ordre d'allumage entre Ner Chabbat et 'Hanoukia fait l'objet de règles spécifiques.
Matériaux et formes
La 'Hanoukia peut être réalisée en argent, laiton, verre ou céramique. Les autorités halakhiques encouragent à l'embellir — hidour mitsvah. Les formes varient : en ligne droite, en arc ou sur plusieurs niveaux, à condition que les flammes soient bien distinctes les unes des autres. Les branches doivent être à la même hauteur pour éviter toute confusion sur le décompte des jours.
'Hanoukia et atmosphere festive
Autour de la 'Hanoukia se rassemble toute la famille pour chanter Maoz Tsour et jouer à la sevivone. Les recettes de 'Hanouka — beignets frits dans l'huile (soufganiot) et latkes — rappellent elles aussi le miracle de l'huile. Cet ensemble de traditions fait de la 'Hanoukia bien plus qu'un objet rituel : le coeur vivant de la fête.
Lois de 'Hanoukia : questions-réponses pratiques
Dans la berakha de Chéhé'héyanou, il faut dire "véhigi'anou lazman hazé" avec le "lamed" patah, car il s'agit du temps connu. Cela correspond à la formulation de la berakha "Chéassa nissim", où l'on dit "bayamim hahem bazman hazé".
Si, lors de la deuxième nuit ou des autres nuits de Hanouka, une personne n'a pu allumer qu'une seule bougie faute d'huile, puis obtient ensuite suffisamment d'huile pour accomplir la hidour, elle allumera les bougies supplémentaires sans réciter de bénédiction.
Si l’on a déjà allumé les bougies de Hanouka et que l’une d’elles s’est éteinte par la suite, et que l’on souhaite être rigoureux et la rallumer, il ne faut pas la rallumer à partir d’une bougie voisine, même sans intermédiaire, c’est-à-dire même avec une mèche longue. En effet, selon la halakha, si une bougie s’est éteinte, il n’est pas nécessaire de la rallumer, et elle est donc considérée comme une bougie profane, qu’il n’est pas permis d’allumer à partir d’une bougie de mitsva.
Dans certaines communautés, c'est le chaliah tsibour ou le rabbin de la synagogue qui allume les bougies de Hanouka à la synagogue, tandis que dans d'autres, c'est le chamach qui les allume.
La mitsva consiste à placer les bougies de Hanouka à moins de dix tefahim (environ quatre-vingts centimètres) du sol de la maison. Si on les a placées à plus de dix tefahim, on est tout de même quitte. Il convient de les placer à plus de trois tefahim du sol, et si la flamme de la bougie de Hanouka se trouve au-dessus de trois tefahim, même si le corps de la bougie est en dessous, cela est valable, car c’est la flamme qui compte.
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