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Thèmes Chofar

Chofar et Roch Hachana : corne de bélier, appel à la téchouva, écho du Sinaï et lien entre l’Akéda et la délivrance future dans la tradition juive.

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Chofar
Le chofar, corne du reveil spirituel

À savoir

Qu'est-ce que le chofar ?

Le chofar est une corne animale creuse, le plus souvent issue d'un bélier, taillée et polie pour produire un son puissant et pénétrant. Il constitue l'un des objets rituels les plus anciens du judaïsme, mentionné dès la révélation du Sinaï dans la paracha Yitro, où le texte décrit un "kol chofar" retentissant qui accompagna la remise de la Torah. Sa fabrication, ses formes autorisées et les espèces animales valides sont détaillées dans le Traité Roch Hachana du Talmud.

Le chofar et l'Akéda

Le lien entre le chofar et le bélier remonte à l'Akéda, l'épisode où Avraham fut prêt à offrir son fils Yits'hak. Le bélier, sacrifié à la place de Yits'hak, est la source symbolique et spirituelle de la corne que l'on sonne. Nos maîtres enseignent que la sonnerie du chofar rappelle à D-ieu le mérite de ce sacrifice absolu, éveillant la miséricorde divine sur Israël.

Mitsvah centrale de Roch Hachana

La mitsvah principale de Roch Hachana est d'entendre la sonnerie du chofar. Le Traité Roch Hachana codifie les séquences obligatoires : Tekia, Chevarim, Terou'a. Le Rambam, dans sa Michné Torah, précise que le chofar est un appel au réveil intérieur, une invitation pressante à la téchouva. Ces Asseret Yemei Techouva, les dix jours de repentir qui s'ouvrent au son du chofar, culminent à Yom Kippour.

Le chofar à Yom Kippour et au Yovel

À la fin du jeûne de Yom Kippour, une dernière sonnerie prolongée du chofar clôt la journée de clôture. C'est également au Yom Kippour de la cinquantième année que retentit le chofar annonçant le Yovel, l'année jubilaire, libérant les esclaves et restituant les terres à leurs propriétaires.

Le chofar dans le calendrier de téchouva

Dès le mois d'Eloul, le chofar est sonné chaque matin à la synagogue pour préparer les coeurs. Les Séli'hot récitées avant Roch Hachana renforcent cette dynamique pénitentielle. Le Tachlikh, pratiqué le premier jour de Roch Hachana, s'inscrit dans ce même élan de renouveau spirituel inauguré par la sonnerie du chofar.

Le grand chofar de la délivrance

Dans la vision prophétique, le chofar annonce la délivrance finale. Eliyahou Hanavi, précurseur du Machia'h, sera associé au son du grand chofar qui rassemblera les exilés d'Israël. Cette dimension eschatologique confère au chofar une portée qui dépasse le calendrier liturgique annuel pour toucher à la destinée ultime du peuple juif.

Lois de Chofar : questions-réponses pratiques

Lois de la bénédiction du Chofar

Si quelqu’un se trouve entre les paragraphes des bénédictions du Chema et que l’assemblée a terminé sa prière pendant le mois d’Eloul et souhaite qu’on sonne le chofar pour eux, et qu’il n’y a personne d’autre qui sache sonner, l’assemblée n’est pas tenue de l’attendre jusqu’à ce qu’il termine sa prière. Il lui est permis d’interrompre pour sonner le chofar pour eux.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 13)
Lois du Chofar de Roch Hachana

Tous les sons naturels produits par le chofar sont valides, qu'ils soient très graves ou très aigus. Cela s'applique tant que le son est celui naturellement émis par le chofar. En revanche, un son anormal, comme un simple sifflement, n'est pas valable.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 586 - Lois du Chofar de Roch Hachana, Halakha 4)
Lois de la bénédiction du Chofar

Dans certains endroits, il est d'usage qu'une personne de l'assemblée se tienne à côté du tokea et lui dicte l'ordre des tekhiot afin qu'il ne se trompe pas. Celui qui dicte doit veiller à ne pas annoncer la première tekia après la berakha, par crainte d'interruption. De même, il ne doit pas dicter au tokea pendant la Amida de Moussaf, car cela constituerait une interruption.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 19)
Lois du Chofar de Roch Hachana

La taille minimale requise pour un chofar est d'un tefah. Certains embellissent la mitsva en utilisant un chofar d'une longueur de trois tefahim, ce qui est recommandé, car il existe un avis selon lequel le chofar doit être visible de chaque côté lorsqu'on le tient en main, et on tient compte de cette opinion par rigueur. Même si, en principe, il suffit que le chofar ait une taille d'un tefah sur toute sa longueur, il est préférable, pour embellir la mitsva, d'utiliser un chofar de trois tefahim, comme l'a écrit Rabbénou Guershom, mais cela n'est pas indispensable.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 586 - Lois du Chofar de Roch Hachana, Halakha 2)
Lois de la bénédiction du Chofar

Il convient à toute personne qui va sonner du chofar pour acquitter la communauté de bien réviser les lois relatives au chofar et à l'ordre des sonneries.

(Yalkout Yossef, Lois de Roch Hachana, Chapitre 585 - Lois de la bénédiction du Chofar, Halakha 26)
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