Thèmes Asseret Yemei Techouva

À savoir
Les Asseret Yemei Téchouva : dix jours de retour à D-ieu
Les Asseret Yemei Téchouva désignent les dix premiers jours du mois de Tichri, de Roch Hachana à Yom Kippour inclus. Selon la tradition juive, la Téchouva accomplie durant cette période est accueillie avec une faveur particulière, plus qu'en tout autre moment de l'année. Le Rambam écrit explicitement que ces dix jours constituent le moment idéal pour la repentance, s'appuyant sur le verset du prophète Yéchayahou : « Cherchez D-ieu quand Il se trouve, appelez-Le quand Il est proche. »
Un temps de jugement et de bilan intérieur
La Guemara enseigne que trois livres sont ouverts à Roch Hachana : les justes sont immédiatement inscrits à la vie, les méchants à la mort, et les intermédiaires demeurent en suspens jusqu'à Yom Kippour. Ces dix jours représentent donc une opportunité unique pour tout juif de pencher la balance en sa faveur par un sincère examen de conscience, la prière intensifiée — la Téfila — et des actes concrets de repentance.
Pratiques et coutumes propres à cette période
Plusieurs coutumes jalonnent les Asseret Yemei Téchouva. Les Selichot sont récitées chaque matin avec une ferveur accrue. Le rite du Tachlikh, accompli à Roch Hachana, inaugure symboliquement ce processus de purification. La cérémonie des Kapparot est pratiquée à la veille de Yom Kippour. Le Machzor, recueil de prières des jours saints, accompagne le fidèle tout au long de ces journées solennelles. Yizkor est récité à Yom Kippour, en clôture de cette période, en mémoire des âmes disparues.
Modifications liturgiques dans la Amida
Durant les Asseret Yemei Téchouva, la Halakha impose deux changements dans la prière de la Chemoné Esré : on conclut la troisième bénédiction par « HaMelekh HaKadoch » (le Roi saint) au lieu de « HaEl HaKadoch », et la onzième bénédiction se termine par « HaMelekh HaMichpat » (le Roi du jugement). Celui qui omet ces formules doit reprendre sa prière depuis le début, selon le Choulhane Aroukh et les grands Richonim.
Chabbat Chouva : le Chabbat du retour
Le Chabbat qui tombe entre Roch Hachana et Yom Kippour est appelé Chabbat Chouva, en référence à la Haftara tirée du prophète Hochéa : « Revenez, Israël, vers D-ieu. » Ce Chabbat particulier s'inscrit pleinement dans le Calendrier juif comme l'un des moments les plus chargés de sens spirituel de toute l'année. Les rabbins y prononcent un sermon solennel encourageant la communauté à la Téchouva.
Un pilier du Calendrier juif
Les Asseret Yemei Téchouva constituent l'un des sommets du Yom Tov hébraïque. Encadrés par Roch Hachana et Yom Kippour, ces dix jours forment un arc spirituel d'une densité incomparable dans le Calendrier juif, invitant chaque âme juive à se renouveler devant le Créateur avant que ne soit scellé le jugement annuel.
Lois de Asseret Yemei Techouva : questions-réponses pratiques
Même si l'essentiel de la techouva consiste à abandonner la faute, il est néanmoins approprié que celui qui fait techouva prenne sur lui des actions réparatrices pour expier ses fautes. Il convient également de se fixer des barrières et des précautions durant ces jours, selon ses capacités, par exemple décider de ne pas effectuer de travail le samedi soir jusqu'à une heure et un cinquième d'heure temporaires, ou d'autres mesures similaires.
Tout ce qui précède concerne Chaharit et Min'ha, mais pour Arvit, on poursuit la tefila en ayant l'intention de faire une nedava, à condition d'y ajouter quelque chose de nouveau.
Dans le texte de Avinou Malkenou, lorsqu’on dit « kera ro’a gezar dinénou », il faut le prononcer en une seule respiration. Certains ont l’usage d’omettre le mot « ro’a », mais ce n’est pas notre coutume, car l’expression « gezar din » peut aussi s’appliquer à une sentence favorable.
Si, après avoir terminé sa tefila, on se rend compte que l'on a oublié de dire « zekhrenou le'haïm » ou « mi kamokha » ou une formule similaire, et que l'on pense devoir recommencer la tefila pour cette raison, puis que l'on se souvient au milieu de la tefila qu'il n'est pas nécessaire de recommencer, on doit s'arrêter même au milieu d'une berakha, et ne pas terminer la tefila comme une tefila nedava. On dira « Baroukh chem kevod malchouto leolam vaed ». Si l'on s'en rend compte après avoir dit « Baroukh ata Hachem », on conclura « lamdeni houkecha » et on dira « Baroukh chem kevod malchouto leolam vaed » pour les autres berakhot que l'on a dites.
Si, en arrivant à la mention de « ouvsefer haïm », le chaliah tsibour commence « nekadishakh vena'aritsakh », il n'est pas permis de sauter « ouvsefer haïm » pour conclure immédiatement « hamevarekh et amo Israël bachalom » et « yihyou leratson », dans le but de pouvoir répondre à la kedoucha avec l'assemblée. Puisque la récitation de « ouvsefer haïm » s'est répandue dans tout Israël pendant les dix jours de Asséret Yemei Techouva et qu'elle a été fixée dans la liturgie, et puisqu'il est possible de se taire et de se concentrer sur la kedoucha que dit le chaliah tsibour, ce qui sera considéré comme « chomea keone », il est donc plus correct de se taire et d'écouter la kedoucha du chaliah tsibour. Il ne faut donc pas sauter « ouvsefer haïm ».
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