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Thèmes Kaddich

Kaddich prière centrale du judaïsme, en araméen, qui magnifie le Nom divin, rythme la Téfila quotidienne et accompagne le deuil et le Yahrzeit.

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Kaddich
Le Kaddich, priere de sanctification

À savoir

Le Kaddich : une prière de sanctification divine

Le Kaddich est l'une des prières liturgiques les plus importantes du judaïsme. Rédigé en araméen babylonien, il ne mentionne pas la mort ni le deuil, mais proclame la grandeur et la sainteté de D.ieu. Son verset central, Yitgaddal veyitkaddach chemeh rabba, exprime le désir de voir le Nom divin magnifié dans le monde. Le Kaddich fait partie intégrante du Sidour et structure l'ensemble de la Téfila quotidienne.

Le Kaddich dans la liturgie quotidienne

Le Kaddich est récité plusieurs fois par jour lors des trois offices : à Chaharit le matin, à Mincha l'après-midi et à Arvit le soir. Il ponctue la prière publique en séparant ses différentes parties : après l'Amida, après des sections spécifiques du service, et après l'Alenou qui clôt l'office. Cette récitation collective nécessite la présence d'un minyan (quorum de dix adultes juifs).

Origines et évolution historique

À l'origine, le Kaddich était récité après un enseignement de Torah orale en public, notamment après l'étude d'Aggada. C'est au début du Moyen Âge qu'il est progressivement entré dans la liturgie synagogale. Avec l'essor de la mystique juive aux XIIe et XIIIe siècles de l'ère commune, la pratique du Kaddich des endeuillés s'est répandue dans toutes les communautés.

Le Kaddich des endeuillés et la commémoration

Le Kaddich des endeuillés, dit Kaddich Yatom, est récité par celui qui a perdu un proche. Pendant la période de Chiva, les endeuillés le récitent chaque jour à l'office. Cette obligation se prolonge durant onze mois suivant le décès, puis revient chaque année à la date du Yahrzeit. On le récite également lors des offices de Yizkor, les quatre fois dans l'année où l'on commémore les défunts.

Le Kaddich, prière centrale du deuil juif

Le Deuil en judaïsme place le Kaddich au cœur de son observance. Cette prière, loin d'être une lamentation, est une affirmation de foi : l'endeuillé, malgré sa peine, sanctifie le Nom divin. Selon la tradition, la récitation du Kaddich par les fils du défunt élève l'âme du parent décédé. Le Chema Israël et le Kaddich encadrent souvent les moments les plus solennels de la prière.

Les différentes formes du Kaddich

Il existe plusieurs variantes du Kaddich : le 'Hatsi Kaddich (demi-Kaddich), le Kaddich Chalem (Kaddich entier), le Kaddich Titkabbal (qui ajoute une demande d'acceptation de la prière) et le Kaddich Yatom des endeuillés. Les noussakhaot (rites liturgiques) ashkénaze, séfarade, 'hassidique ou yéménite présentent de légères variantes de texte, mais le message central d'exaltation divine demeure commun à toutes les communautés.

Lois de Kaddich : questions-réponses pratiques

Réponse du public au Kaddich et autres lois du Kaddich

Notre coutume est que tous ceux qui sont tenus de dire le kaddich yetom le disent ensemble, que ce soit pour le kaddich al Israël avant « hodou », ou pour les kaddichim après « beit Yaakov » et avant « aleinou leshabeah ». Il faut veiller à ce qu’aucun ne dise le kaddich trop rapidement pendant que l’autre le dit trop lentement, mais qu’ils essaient tous de le dire mot à mot autant que possible. Lorsque plusieurs disent le kaddich ensemble et que l’un d’eux le dit à voix basse, il ne faut pas le faire ainsi a priori, car chacun doit dire le kaddich à voix haute. Toutefois, s’il est enroué et qu’il se trouve dans les douze mois de deuil, il peut le dire à voix basse avec les autres qui le disent à voix haute.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions du matin et autres bénédictions, Chapitre 56 - Réponse du public au Kaddich et autres lois du Kaddich, Halakha 27)
Réponse du public au Kaddich et autres lois du Kaddich

Un guer tsedek a le droit de réciter le kaddich pour son père ou sa mère non juifs après leur décès, et il lui est également permis de dire la hachkava à la synagogue. Cependant, afin que cela ne paraisse pas étrange aux yeux du public, il dira la hachkava de manière incluse et non de façon particulière.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions du matin et autres bénédictions, Chapitre 56 - Réponse du public au Kaddich et autres lois du Kaddich, Halakha 32)
Lois du Kaddich et de l’Azkara

Il est permis d'informer les fils et les filles, alors que leur père est encore en vie, afin qu'ils viennent le voir avant son décès.

(Yalkout Yossef, Lois de Avélout (deuil), Chapitre 30 - Lois du Kaddich et de l’Azkara, Halakha 41)
Lois du Kaddich et de l’Azkara

Si une personne décède en laissant des enfants non pratiquants qui ne respecteront certainement pas les lois du deuil ni ne diront le kaddich pour l'élévation de son âme, certains estiment qu'il ne faut pas leur annoncer le décès du père, car il vaut mieux qu'ils transgressent involontairement plutôt que sciemment. Il y a aussi à craindre l'interdit de "motsi dibah hou kesil". Toutefois, s'il existe un doute quant à leur attitude, c'est-à-dire qu'ils pourraient observer les lois du deuil et dire le kaddich, il est d'usage de leur annoncer le décès des parents afin de leur permettre de mériter l'accomplissement du kaddich. De plus, lorsqu'il y a un risque de préjudice financier, comme la perte d'un héritage, il est une mitsva d'informer même un enfant indigne, car cela relève de la préservation de l'héritage.

(Yalkout Yossef, Lois de Avélout (deuil), Chapitre 30 - Lois du Kaddich et de l’Azkara, Halakha 39)
Réponse du public au Kaddich et autres lois du Kaddich

Celui qui prie avec des Ashkénazes et qui se trouve dans les douze mois de deuil pour son père ou sa mère, et qui dit le kaddich pour l’élévation de l’âme de son père ou de sa mère, ne doit pas changer du texte habituel chez nous, que ce soit pour la formule « ve-yitsmah pourkané ve-yekarev meshiché », ou pour « be-hayekhon ou-vyomekhon » etc., ainsi que pour « yehe shlama » et « al Israël ». Cependant, s’il dit le kaddich yehe shlama dans une synagogue ashkénaze avec d’autres, il est permis de raccourcir le texte de « yehe shlama » selon la coutume ashkénaze, afin de terminer et de dire « amen » en même temps que tout le monde. Toutefois, il ne doit pas changer sa prononciation pour adopter celle des Ashkénazes, mais chaque communauté doit conserver sa propre prononciation, celle transmise de génération en génération par les grands de la Torah et les maîtres spirituels. Même pour la prononciation du Nom divin, il ne faut pas le prononcer comme le font les Ashkénazes (dalet comme ‘holam’), mais selon notre kamats.

(Yalkout Yossef, Lois des bénédictions du matin et autres bénédictions, Chapitre 56 - Réponse du public au Kaddich et autres lois du Kaddich, Halakha 25)
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