Thèmes Birkat Halevana

À savoir
Qu'est-ce que Birkat Halevana ?
Birkat Halevana est une bénédiction récitée à la vue de la lune croissante, chaque mois selon le calendrier juif. Elle appartient aux berakhot (Berakhot) liées aux phénomènes naturels, codifiées dans le Choulhane Aroukh (O.C. 426) et dont les sources remontent au Talmud (traité Sanhédrin).
Sens de la bénédiction
La bénédiction loue D. qui a fixé à la lune son cycle et lui a dit de se renouveler. Ce renouveau symbolise la destinée d'Israël, qui traverse l'histoire entre épreuves et renaissance jusqu'à la Guéoula - thème que l'on retrouve dans l'Hallel de Roch Hodech et dans l'Amida.
Quand la récite-t-on ?
Le Rambam autorise la bénédiction dès la première apparition lunaire. Les Ashkénazes attendent trois jours après le Molad ; le Choulhane Aroukh, suivi par les 'Hassidim et une partie des Séfarades, prescrit sept jours complets. Par tradition, on la récite de préférence à Motsa'é Chabbat, à l'image de Kabbalat Chabbat.
Usages calendaires
En Tichri, la plupart des communautés la récitent après Yom Kippour dans la joie du pardon. En Av, on attend Ticha BeAv, le deuil étant incompatible avec cette louange. Birkat Halevana est ainsi liée aux Yom Tov et à Roch Hodech tout au long de l'année.
Sources
Talmud Bavli (Sanhédrin 42a, Traité Roch Hachana), Talmud Yerushalmi (Berakhot ch. 9), Michné Torah du Rambam, Choulhane Aroukh (O.C. 426). Birkat Halevana s'inscrit parmi les berakhot liturgiques, aux côtés de Birkat Cohanim et Birkat Hamazon.
Lois de Birkat Halevana : questions-réponses pratiques
Il est approprié qu'un endeuillé ne récite pas la berakha de la lune pendant les sept jours de deuil. Cela s'applique s'il lui reste du temps pour réciter la berakha ce mois-ci après la période de deuil. Mais s'il craint de ne pas pouvoir la réciter après les sept jours, il peut la réciter pendant les sept jours de deuil. Il lui est permis de sortir de chez lui pour réciter la berakha de la lune avec un minyan de dix personnes.
On dit le verset « tipol alehem eimata vafahad », puis on répète à rebours « kaeven yidamou » etc., trois fois.
De préférence, on ne récite la berakha sur la lune que le samedi soir, lorsque l’on est parfumé et vêtu de beaux habits. Toutefois, si l’on craint qu’en attendant le samedi soir on risque de perdre la mitsva, en particulier pendant les mois d’hiver où la lune n’est pas visible chaque nuit, il n’est pas nécessaire d’attendre le samedi soir et il est permis de réciter la berakha sur la lune même en semaine.
La coutume est de dire avant la berakha le mizmor "hachamayim mesaprim kevod El". Ensuite, on récite le mizmor "Halelouya halelou et Hachem min hachamayim" jusqu’à "hok natan velo yaavor". Après cela, on regarde un instant la lune et on dit "ki eré shamaycha... Hachem Adonénou ma adir shimcha bekhol haaretz".
Certains ajoutent la phrase : « lo youkhlou liga banu, lo begoufenu, lo bemamonenu, velo bekhol asher lanou, velo yihye lanou keav chinayim ».
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