Thèmes Roch Hodech

À savoir
Le premier jour du mois hébraïque
Roch Hodech désigne le premier jour de chaque mois du calendrier juif, une fête semi-festive ancrée dans la Torah. Le livre des Nombres prescrit des sacrifices supplémentaires au Temple, et le Tanakh témoigne de rassemblements festifs à cette occasion. Le Talmud et le Choulhane Aroukh en définissent les lois pratiques.
La sanctification du mois
Autrefois, le Sanhédrin recueillait les témoignages sur la nouvelle lune et proclamait la sanctification du mois. À la disparition de cette institution, Hillel II adopta au IVe siècle EC le calcul fixe encore en usage, fondé sur un cycle de dix-neuf ans avec sept années bissextiles.
Prières et coutumes propres à Roch Hodech
On y récite la prière Moussaf, le Hallel abrégé et une section spéciale de la Torah. La Birkat Halevana, bénédiction du renouveau lunaire, s'y rattache naturellement. Roch Hodech interdit le jeûne ; une tradition féminine ancienne recommande d'y cesser certains travaux.
Place dans le cycle annuel
Roch Hodech Tichri coïncide avec Roch Hachana, début des Asseret Yemei Techouva. Le calendrier hébraïque, avec ses jours de Yom Tov, ses périodes de Hol Hamoed, ses Selichot et ses Issrou Hag, forme un ensemble où chaque mois marque une étape spirituelle. Le comptage de l'Omer illustre comment Roch Hodech articule les grandes fêtes de l'année. Annoncer le nouveau mois le Chabbat précédent perpétue ce lien entre lune et vie communautaire.
Lois de Roch Hodech : questions-réponses pratiques
Après la lecture du Halel, on dit, pour la segoula, le verset "VeAvraham zaken ba bayamim". Il est permis de réciter par cœur les versets du Halel ainsi que ce verset, car ils sont bien connus de tous.
Celui qui a un doute au milieu de la Amida concernant une halakha, et qui n'a pas d'autre moyen de vérifier s'il peut poursuivre sa prière ou non, est autorisé à bouger ses pieds pour aller chercher un livre et vérifier.
Celui qui s’est trompé à Roch Hodech et a conclu la prière de Moussaf par « mekadesh Israël véyom hazikaron » ou « mekadesh Israël véhazmanim » n’est pas quitte de son obligation et doit recommencer la prière de Moussaf.
Lorsque Roch Hodech Tevet tombe en semaine, on sort deux Sifrei Torah. On lit trois montées dans le premier Sefer Torah dans la paracha de Roch Hodech. Le troisième olé ne dit pas le Kaddich. Le quatrième olé lit dans le second Sefer Torah, dans la paracha des Nessiim, selon l'obligation de la lecture du jour, et c'est le quatrième qui dit le Kaddich. Si l'on s'est trompé et que le premier a commencé à lire dans le second Sefer Torah, il terminera sa lecture dans le sujet de Hanouka, et les trois suivants liront dans la paracha de Roch Hodech. Si, après avoir récité la berakha de la Torah, on a ouvert le Sefer Torah et trouvé celui de Hanouka, puis on l'a roulé pour lire la paracha de Roch Hodech, a posteriori, on ne recommence pas la berakha, sauf si l'on a parlé de choses qui ne concernent pas la lecture.
Après la lecture de la Torah, on récite le Hatsi Kaddich. Selon notre coutume, basée sur l’avis du Ari zal, on remet immédiatement le Sefer Torah à sa place après le Kaddich, puis on dit "Achrei" et "Ouva leTsion". On ne dit pas "Mizmor Ya’anekha Hachem beyom tsara" ni "Mizmor tefila leDavid". On dit "Beit Yaakov" et le "Chir chel yom", puis on se lève pour la prière de Mousaf. Certains ont l’habitude de remettre le Sefer Torah après avoir dit "Achrei yoshvei beitecha".
Quiz sur le thème de Roch Hodech
Un mini quiz pour tester vos connaissances. Vous relevez le défi ?

